logo-vdj-3A l’origine du projet

Dans un temps très ancien, il y avait une vieille langue, appelée l’indo-européen, à l’origine de presque toutes les langues parlées en Europe aujourd’hui. Il en reste de nombreuses racines qui continuent à irriguer nos parlers contemporains. Une de ces racines, c’est, « hum », qui se retrouve dans humus, dans humain et dans… humilité. Le lien entre l’Homme et la Terre était une telle évidence pour nos ancêtres que, même après le passage des siècles, on en retrouve encore les traces dans le français d’aujourd’hui.

Après des décennies pendant lesquelles l’être humain a quelque peu manqué d’humilité en croyant que tout dans la nature lui était dû partout sur la surface du globe, il a détruit les terres agricoles et l’humus qui constituait leur fertilité, sans comprendre jusqu’à peu, que les deux étaient liés : détruire l’humus dans la terre, c’est à terme détruire l’humain.

La Voie du Jardinier, c’est une invitation à reprendre le chemin qui mène à la compréhension de la Terre, des plantes et d’un peu de nous-mêmes, ainsi qu’aux conséquences de nos choix alimentaires. Et tels des jardiniers patients et minutieux, conscients de notre petitesse face à la Nature, nous devons renouer les liens brisés entre nous et notre terre nourricière. Comme le dit le poète chinois Zhu Ling « on cultive la Terre et on se cultive pour rendre fertile sa vie ».

En cette période de grands bouleversements et de changements climatiques, il s’agit de sensibiliser d’abord pour mieux passer à l’action ensuite, et comprendre qu’on peut tous agir, maintenant, tout de suite, par des gestes simples, dans notre quotidien le plus immédiat.

A travers une approche non culpabilisante mais sans encourager le déni, la Voie du Jardinier propose d’accompagner au changement en s’appropriant de nouvelles pratiques, en changeant son comportement et découvrir que finalement, notre milieu de vie est riche de possibilités et de potentialités, qu’il suffit d’ouvrir les yeux et de changer de regard pour les découvrir, se les approprier et modifier son milieu de vie en douceur, pour mieux changer sa vie.

Comment s’engager sur la Voie du Jardinier ?  En cultivant des plantes et en se cultivant soi-même, pour mieux être à l’écoute de ses besoins réels et vivre en harmonie avec son milieu de vie, son écosystème.

« Un jardin, c’est de la philosophie rendue visible » dit l’écrivain Erik Orsenna, et la philosophie qui irrigue la Voie du Jardinier, c’est la permaculture.

Comprendre la permaculture
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schéma 1

Pour comprendre la permaculture, il faut partir des 3 principes éthiques de base, énoncés ci-dessous. Ces principes font de la permaculture une philosophie, elle est la base sur laquelle se fonde la Voie du Jardinier.

Les 3 principes éthiques et au delà 

1 – être attentif à la Terre,

2 – être attentif à l’humain,

3 – poser des limites à sa consommation et redistribuer ses surplus.

Pour beaucoup de personnes, la permaculture se réduit à des techniques agro-écologiques, alors qu’il s’agit d’une approche beaucoup plus vaste, qui englobe tous les aspects du quotidien en un ensemble cohérent, qui met l’individu en phase avec la nature et avec les autres.

On représente souvent les principes de la permaculture sous la forme d’une fleur, la fleur permaculturelle, dont voici un exemple ici. Au cœur de la fleur, les 3 principes fondamentaux, ce sont les bases éthiques de la permaculture.

Les 12 principes fondamentaux

Autour de ce cœur, de ces 3 principes de base, la fleur de la permaculture déploie ses 7 pétales, 7 domaines pour chacun desquels, à sa mesure et selon sa compréhension des choses chaque personne engagée dans une démarche permaculturelle essaie de participer.

Dans chacun des domaines (schéma 1) on essaie d’ appliquer autant que possible chacun des 12 principes fondamentaux de la permaculture, indiqués sur le schéma ci-dessous (schéma 2).

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Schéma 2

Origines de la permaculture

C’est un agronome américain, CG Hopkins qui employa ce terme en 1910 dans son ouvrage : soil fertility and permanent agriculture. Puis vinrent les travaux de Bill Mollison et David Holmgren dans les années 70. Avec les écrits du célèbre japonais Masanobu Fukuoka,  ces écrits contribuèrent à l’essor du mouvement à travers le monde.

La démarche permaculturelle

Cette démarche permet d’aborder de manière pratique tous les aspects d’un domaine. Elle permet de donner une méthode pour créer des systèmes résilients. Ainsi, la Voie du Jardinier s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle propose des actions permettant à chacun de se réapproprier l’alimentation, la santé, les liens avec la Terre.

Pour voir les actions et les services proposés, retournez à l’accueil et cliquez sur l’onglet “services” :

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